En août 2020, j’ai décidé de remplacer mon vénérable serveur Shuttle X270V acheté en septembre 2009, par une machine au gout du jour, capable de satisfaire mes besoins actuels d’auto-hébergement. Mes critères étant le silence, la sobriété énergétique et la compacité, j’ai jeté mon dévolu sur un NUC Intel NUC8i5BEH, que j’ai doté de 16 Go de RAM et d’un disque NVMe de 1 To, pour un cout total de 590 € TTC chez Cybertek. Cette machine répond pleinement à mes attentes, je ne regrette pas mon investissement.

Bien que peu sollicitées, de nombreuses applications tournent sur ce serveur : Gitlab, Gitlab Runner, SonarQube (et sa base PostgreSQL), Piwigo (et sa base MariaDB), InfluxDB, Telegraf, site web statique, webmail, Postfix et autres servitudes incontournables.

Grâce à un wattmètre intercalé sur la prise, j’ai pu mesurer la consommation électrique de ce serveur sur une longue durée (137 jours). Il en ressort que cette machine ne consomme que 4,1 W en moyenne ! Ce résultat époustouflant s’explique bien entendu par la sobriété du processeur et par l’absence de carte graphique puissante, mais aussi par l’absence de ventilateur et de disque mécanique.

4,1 W, cela représente un cout de 6,10 € TTC/an, soit bien moins que mes boitiers Freebox Revolution (le boitier Server restant allumé en permanence et le boitier Player ayant une consommation électrique à peine plus faible en veille qu’en fonctionnement).

Au passage, voici une formule permettant d’estimer le cout de revient à l’année d’un appareil électrique fonctionnant 24h/24, en supposant que vous ayez opté comme moi pour le régime heures pleines / heures creuses (HPHC). Le calcul s’appuie sur les tarifs d’EDF entrés en vigueur le 1er mars 2021 (0,1853 € TTC/kWh en heure pleine, 0,1353 € TTC/kWh en heure creuse) :

( 0,1853 x 16 + 0,1353 x 8 ) x 365,25 / 1000 = 1,48 (€/W.an)

Un appareil électrique fonctionnant en continu vous coute donc 1,48 € TTC par an et par watt consommé (en 2016, c’était seulement 1,29 €).

Les NUC Intel se révèlent donc des machines de choix pour l’auto-hébergement. Certes, un NUC est bien plus couteux qu’une carte Raspberry-Pi, mais les performances n’ont rien de commun non plus. Et en pariant sur une longévité similaire à celle de mon précédent serveur, l’amortissement de l’investissement est fort raisonnable.